Biodiversité
La biodiversité, c’est toute la variété des êtres vivants sur Terre : les animaux, les plantes, les insectes, et même les minuscules micro-organismes qu’on ne voit pas. Elle inclut aussi les différences entre les individus d’une même espèce, ce qu’on appelle la diversité génétique. Cela permet aux êtres vivants de s’adapter aux changements, comme ceux liés au climat. Enfin, la biodiversité comprend les grands habitats où ils vivent, comme les forêts, les lacs, les zones humides et les prairies. Protéger la biodiversité, c’est garder tout cet équilibre en santé pour notre avenir.
Services écosystémiques
Les services écosystémiques représentent les bienfaits que la nature nous offre, directement ou indirectement, et qui soutiennent la vie humaine. Ces services comprennent tout ce que les écosystèmes nous apportent, comme la nourriture, l’eau potable, et les ressources naturelles essentielles à notre survie. Ils incluent aussi les fonctions de régulation, comme la purification de l’air et de l’eau, la protection contre les inondations, et la régulation du climat. Les écosystèmes offrent également des avantages culturels, tels que les loisirs en plein air, les paysages inspirants, et les apprentissages sur la nature. Enfin, ils soutiennent les processus fondamentaux comme la formation des sols et le cycle des nutriments, qui rendent tous les autres services possibles. Préserver ces écosystèmes est essentiel pour garantir la santé de notre planète et notre bien-être à long terme.
Développement durable
Le développement durable est une manière de répondre aux besoins actuels des sociétés humaines sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. Il repose sur trois piliers principaux : l’économie, l’environnement et le social. Cela signifie qu’il faut trouver un équilibre entre la croissance économique, la protection de l’environnement et le bien-être des communautés. Le développement durable vise à réduire les inégalités, préserver les ressources naturelles, lutter contre les changements climatiques et promouvoir un mode de vie respectueux de la planète tout en répondant aux besoins essentiels des humains.
Conservation volontaire
La conservation volontaire désigne un engagement pris par des individus, des groupes, ou des organisations pour protéger des milieux naturels ou des espèces sur des terres privées ou communautaires, sans y être légalement contraints. Elle repose sur des initiatives personnelles ou collectives visant à préserver la biodiversité, les paysages, et les écosystèmes pour les générations présentes et futures. Ces actions peuvent inclure la création d’ententes de conservation, la gestion durable des terres, ou encore la restauration d’habitats dégradés. La conservation volontaire est un complément essentiel aux mesures de protection légales, car elle implique directement les citoyens et citoyennes dans la gestion et la préservation des territoires.
Aire protégée
Une aire protégée au Québec est un territoire géographiquement défini, reconnu et géré par le gouvernement ou d’autres parties pour conserver la biodiversité, les écosystèmes et les paysages naturels. Ces zones visent à protéger durablement les milieux naturels contre les activités humaines susceptibles de les dégrader, tout en permettant des usages compatibles comme l’éducation, la recherche scientifique ou des activités récréatives respectueuses. Les aires protégées contribuent à la lutte contre les changements climatiques, à la préservation des espèces menacées et à la santé des écosystèmes.
Au Québec, elles incluent divers statuts, tels que les parcs nationaux, les réserves écologiques, les réserves de biodiversité, et les paysages humanisés, chacun ayant des objectifs et des niveaux de protection spécifiques définis par la Loi sur la conservation du patrimoine naturel.
Corridor écologique
Un corridor écologique est un territoire ou une voie de passage naturelle qui relie différents habitats ou écosystèmes, permettant aux espèces animales et végétales de se déplacer, de se disperser et de maintenir leurs populations. Ces corridors jouent un rôle essentiel dans la conservation de la biodiversité en réduisant l’isolement des habitats fragmentés par les activités humaines, comme l’urbanisation ou les infrastructures routières.
En favorisant le déplacement des espèces, les corridors écologiques permettent aussi l’adaptation aux changements climatiques, la recherche de nourriture, la reproduction et l’accès à des refuges sécuritaires. Au Québec, ils incluent souvent des forêts, des rivières, des zones humides ou des bandes végétalisées qui assurent la connectivité entre les aires protégées ou d’autres habitats critiques.
Espèce à statut particulier
Une espèce à statut particulier au Québec est une espèce de plante, d’animal ou d’organisme désignée en raison de son état de conservation préoccupant. Ces espèces peuvent être classées comme menacées, vulnérables, ou faisant l’objet d’un suivi en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables (LEMV). Une espèce menacée est en danger de disparaître à court terme, tandis qu’une espèce vulnérable risque de devenir menacée si des actions de protection ne sont pas mises en place.
Ces statuts particuliers visent à prévenir l’extinction des espèces et à assurer la préservation de la biodiversité. Des mesures spécifiques, comme la protection de leur habitat ou des programmes de rétablissement, sont souvent associées à ces espèces pour favoriser leur survie et leur rétablissement.
Zone à haute valeur de conservation
Les zones à haute valeur de conservation (ZHVC) sont des territoires identifiés pour leur importance écologique, culturelle ou sociale exceptionnelle. Ces zones possèdent des caractéristiques uniques, comme des écosystèmes rares, des habitats critiques pour des espèces menacées, des fonctions écologiques essentielles (ex. : purification de l’eau, régulation du climat) ou encore des valeurs culturelles ou spirituelles importantes pour les communautés locales ou autochtones.
La gestion et la protection de ces zones visent à préserver leurs attributs spécifiques à long terme, en minimisant les impacts humains et en favorisant des pratiques durables. Dans le contexte québécois, ces zones peuvent inclure des milieux humides, des corridors écologiques ou des paysages patrimoniaux d’importance régionale ou nationale.
Solution fondée sur la Nature
Les solutions fondées sur la nature consistent à protéger, gérer durablement et restaurer les écosystèmes pour répondre à des défis comme les changements climatiques, la perte de biodiversité et la dégradation de la qualité de vie. Elles s’appuient sur les processus naturels pour offrir des bénéfices concrets, comme la filtration de l’eau, la régulation du climat et la protection contre les catastrophes, tout en améliorant le bien-être des communautés humaines.
Tourisme durable
Le tourisme durable est une forme de tourisme qui prend en compte ses impacts économiques, sociaux et environnementaux pour en minimiser les effets négatifs et maximiser les retombées positives. Il cherche à préserver les ressources naturelles et culturelles, à protéger la biodiversité, et à assurer des avantages équitables pour les communautés locales. Ce type de tourisme répond aux besoins des voyageurs d’aujourd’hui tout en garantissant que les générations futures pourront continuer à profiter des mêmes destinations et écosystèmes.
Tourisme régénératif
Le tourisme régénératif va au-delà du tourisme durable : il vise non seulement à minimiser les impacts négatifs, mais aussi à améliorer activement les écosystèmes et les communautés visitées. Il s’agit de redonner à la nature et aux habitants plus que ce qui est prélevé, en restaurant les environnements endommagés et en favorisant des interactions positives avec les cultures locales. Ce tourisme encourage une approche profondément respectueuse et proactive pour régénérer les lieux visités, tant sur le plan écologique que social.
Tourisme communautaire
Le tourisme communautaire est une approche du tourisme qui met les communautés locales au cœur de l’expérience. Ce type de tourisme est conçu, géré et contrôlé par les habitant·e·s eux-mêmes, leur permettant de bénéficier directement des retombées économiques et culturelles. Il favorise des échanges authentiques entre les visiteurs et les communautés locales, valorise les savoir-faire traditionnels, et renforce l’autonomie des populations tout en promouvant une expérience enrichissante et immersive pour les voyageurs.
